Schweizerische Menopausengesellschaft

Prévention du cancer du côlon

Dans le classement des cancers les plus fréquents dans notre société, le cancer du côlon arrive en troisième position et survient plus souvent avec l’âge, à partir de la cinquantième année. Le cancer du côlon trouve fréquemment son origine dans un ou plusieurs polypes du gros intestin, qui peuvent se développer sur plusieurs années sans aucun symptôme avant de dégénérer. Le cancer du côlon peut donc se développer silencieusement jusqu’à ne plus être opérable au moment du diagnostic; ce qui explique qu’il fasse encore partie des cancers ayant le taux de mortalité le plus élevé. L’apparition de sang ou de glaire sanguinolente dans les selles, ainsi que des selles noirâtres sont des signes de la maladie. Quand il est détecté à temps, le cancer du côlon peut être diagnostiqué au moyen de bandelettes. Malheureusement, ce test est très imprécis, parce que la présence de sang dans les selles peut avoir des causes très diverses, dont la plupart sont bénignes, et qu’une tumeur peut aussi se développer pendant longtemps sans saignement, surtout quand elle est située en haut de l’intestin (loin de l’anus).

Comme alternative, on recommande aujourd’hui de faire pratiquer une coloscopie à partir de la 50e année, notamment quand des polypes ont été diagnostiqués chez des parents proches. Cet examen permet de déceler des polypes bénins et de les traiter localement. De cette manière, la prédisposition individuelle au développement ultérieur d’un cancer du côlon sera détectée à temps et des mesures préventives pourront être mises en place.

Si un traitement hormonal doit être prescrit pour des troubles de la ménopause, le risque de cancer du côlon s’en trouvera diminué. Cependant, il n’est pas judicieux de mettre en route un traitement à base d’œstrogènes sur la seule base d’antécédents familiaux ou parce que des polypes ont été découverts dans le gros intestin.


Professeur en médecine Christian De Geyter
Chef de service en endocrinologie obstétrique et en médecine reproductive

Hôpital universitaire Bâle
Rue de l’Hôpital 21
CH-4031 Bâle